La scolioseFleche-Haut


On dit que l'ostéopathie peut faire quelque chose pour prévenir ou traiter la scoliose. Est-vrai ?

La scoliose est une déviation latérale de la colonne vertébrale.

On décrit classiquement deux types de scoliose, la scoliose bénigne encore appelée attitude scoliotique et la scoliose grave ou idiopathique.

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Schémas de différentes courbures scoliotiques

La scoliose idiopathique

On ne connaît pas vraiment l'origine de cette scoliose. Les tenants de la théorie crânienne pensent qu'elle se fonde bien souvent sur de graves altérations du mécanisme crânio-sacré, la plupart du temps secondaires

  • à une fin de grossesse difficile (une compression intra-utérine du foetus),
  • une naissance difficile,
  • un traumatisme important de la petite enfance. L'examen palpatoire ostéopathique retrouve presque toujours une compression des os de la base du crâne, parfois dans certaines zones vertébrales, associées à de très fortes tensions de la dure-mère.

Ces altérations font qu'au moment de la poussée de croissance de la puberté, les tissus vertébraux ne peuvent se développer de façon harmonieuse, les zones de restriction freinant la croissance (phénomène de la jeune pousse courbée).

La scoliose bénigne

Cette scoliose est habituellement décrite comme consécutive à une bascule du bassin secondaire au raccourcissement d'un membre inférieur.

  • Si la bascule du bassin a pour origine une vraie différence de longueur des membres inférieurs, le port d'une talonnette se justifie, et permettra de compenser le déséquilibre.
  • Mais le plus souvent, ce déséquilibre résulte d'une altération du mécanisme crânio-sacré entraînant une dissymétrie du bassin.
  • Ainsi le traitement logique de ces scoliose doit s'intéresser à l'axe crânio-sacré, même si d'autres mesures thérapeutiques peuvent être très utiles (gymnastique corrective, kinésithérapie, techniques Mézières, etc.).Les attitudes scoliotiques sont très fréquentes et ne sont le plus souvent en elle-même ni graves ni inquiétantes, un suivi s'avère indispensable notamment avant la puberté et lors de la poussée de croissance correspondante, parce que si la scoliose doit dégénérer en scoliose grave, c'est à cette époque qu'elle le fera (la jeune pousse courbée).

La poussée de croissance de la puberté

La poussée de croissance impérieuse de la puberté, freinée de manière non symétrique pas des lésions (compression, rigidité) du mécanisme crânio-sacré ou de la colonne vertébrale, amène la colonne à se comporter comme un ressort que l'on comprime, c'est-à-dire aggraver les courbures physiologiques (lordose lombaire et cervicale, cyphose dorsale) à créer les courbures non physiologiques de la scoliose.
Or, bien entendu, rien ne peut arrêter la croissance. Ainsi, plus le temps passe, plus le phénomène s'amplifie, entraînant très rapidement une déformation structurale irréversible des corps vertébraux.

Scoliose et appareillage dentaire

Le phénomène scoliotique peut se trouver sérieusement aggravé par la pose d'un appareillage dentaire qui augmente la rigidité membraneuse du mécanisme crânien et rend la colonne moins apte à gérer les contraintes mécaniques qu'elle subit lors de la puberté.