Fleche-HautL'ostéopathie et l'enfant handicapé


Dans le site, on parle un peu de l'enfant handicapé. Mais que peut bien faire l'ostéopathie pour un enfant qui le cerveau lésé (IMC), par exemple ? Le mal est fait et l'ostéopathe n'y peut rien...

Le terme « enfant handicapé » est trop imprécis, recouvre trop de réalités diverses pour servir de point de départ à une discussion pertinente. Il me semble plus convenable de parler d'enfants ayant des difficultés de développement.
Pour envisager les possibilités de l'ostéopathie rappelons que l'ostéopathie ne soigne pas quelque chose, mais quelqu'un et utilisons la distinction entre trouble fonctionnel et trouble organique.

Problèmes fonctionnels

Lorsque la difficulté est d'origine fonctionnelle, c'est-à-dire lorsque le système nerveux n'est pas lésé dans sa structure, l'ostéopathie est souvent très efficace parce qu'elle traite les dysfonctions mécaniques entravant l'harmonie de son développement et de son fonctionnement. Par exemple, il arrive souvent qu'un enfant ait des difficultés dans l'apprentissage de la lecture et de l'écriture, parce que le crâne est « serré ». Le fonctionnement du système nerveux n'est pas optimum. La libération du mécanisme crânien permet souvent à ces enfants de vaincre la difficulté plus facilement.

Problèmes organiques

Le système nerveux peut, cependant, avoir été atteint dans sa structure, notamment par anoxie, c'est-à-dire privation d'oxygène, au moment de la naissance ou juste après, si l'enfant n'a pas respiré immédiatement. Dans ce cas, un certain nombre de cellules sont mortes. Le problème est organique. Or, au moment de la naissance, le système nerveux est complètement développé et le nombre de cellules nerveuses, définitif. Les cellules mortes ne seront donc pas remplacées, ce qui pourra entraver et altérer considérablement le développement psychomoteur de l'enfant, en fonction du nombre et de la localisation des cellules mortes (infirmité motrice d'origine cérébrale). L'ostéopathie ne sera sur ce point d'aucune utilité.

Aide au développement de compensations

En revanche, la maturation et l'entrée en fonction du système nerveux se faisant en réponse aux sollicitations psychosensorielles, on assiste parfois à un développement surprenant de l'enfant compte tenu des lésions connues du système nerveux.

  • L'organisme est en effet capable de compenser ses insuffisances.
  • Comme les lésions du système nerveux se sont produites très tôt, il est possible, dans une certaine mesure, de créer d'autres schémas de développement fonctionnels, malgré la destruction de certaines cellules.
  • La qualité de l'environnement au sein duquel évolue l'enfant, et la stimulation qu'il procure sont alors d'autant plus déterminants pour son développement psychomoteur.
  • Dans ces cas, l'ostéopathie, si elle ne soigne pas la source du problème, apporte une aide précieuse, car elle permet d'établir sur le plan fonctionnel les meilleures conditions possibles pour aider le développement de l'organisme.

Un travail pluridisciplinaire

  • L'ostéopathe devrait être intégré au sein des équipes spécialisées dans le traitement des enfants dont le développement psychomoteur est entravé. Il apporterait certainement une aide précieuse, parfois très importante.
  • Rappelons l'existence des  EHEO (Enfant Handicapé, Espoir Ostéopathique) qui accueillent des enfants présentant tous types de handicaps (autisme, IMC, trisomie, syndrome de Rett, etc.).