Il pleurt, est-ce que ça fait mal ? Fleche-Haut


Un des aspects les plus spectaculaires du traitement ostéopathique du bébé vient de son comportement : parfois, il pleure, se débat, donne l'impression de souffrir, ce qui inquiète les parents assistant au traitement. Ce comportement pose la question de la douleur.

Un traitement non douloureux

Je pense que ce traitement n'est pas douloureux. Plusieurs éléments permettent cette affirmation.

  • Le même traitement appliqué à l'enfant plus âgé ou à l'adulte n'est pas douloureux.
  • Si la maman allaite, il suffit de mettre l'enfant au sein et de continuer à traiter le crâne pendant que l'enfant tête, pour que les pleurs s'arrêtent, instantanément. S'il y avait douleur, sein ou pas, il continuerait de pleurer.
  • Enfin, un signe extérieur : un enfant qui souffre serre les poings, très fort. Sur la table d'examen, les enfants pleurent parfois très fort, mais les mains ne sont pas bloquées. Souvent, ils mobilisent en même temps un objet qui lui a été donné pour les occuper.

Si ce n'est la douleur, alors pourquoi pleure-t-il ?

Je me suis longtemps demandé pourquoi, sans comprendre… Puis, j'ai lu le livre de Frédérik Leboyer Pour une naissance sans violence qui m'a permis de mieux comprendre. Plusieurs explications peuvent être avancées.

Une souffrance présente dans les tissus

En travaillant dans la structure tissulaire de l'enfant, nous atteignons des souvenirs de souffrance. Elle imprègne leurs tissus. Elle fait partie de la mémoire tissulaire et lorsque nous commençons à libérer les blocages tissulaires profonds, le souvenir émerge, en même temps que les tissus se libèrent.

  • L'enfant vit l'instant présent et l'exprime tel qu'il le ressent.
  • Il ne fait pas la différence entre le souvenir et le moment présent.
  • Il n'a pas, comme l'adulte, appris à raisonner, à relativiser les choses, à se distancier. Avant l'âge de six, sept ans, il est très difficile de communiquer avec un enfant à l'aide de la raison. Il n'aborde pas la vie de cette manière. Il est important de lui expliquer ce qui se passe, ce qu'on va lui faire, mais il ne faut pas espérer que ces explications permettront de passer outre l'expression des émotions qui émergent.