La sur-vaccinationFleche-Haut


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  • Le dogme médical selon lequel la vaccination est de toute manière utile a conduit à produire et promouvoir des vaccins contre toutes sortes de maladies, notamment infantiles.
  • Les parents ne se rendent habituellement pas compte de l'ampleur de la survaccination subie par leurs enfants parce que la mode est aux vaccins de plus en plus combinés.

Produits condensés

  • Firmes productrices, médecins et instances officielles de santé vantent largement ces produits condensés comme un bon moyen de protéger bébé avec un minimum de piqûres.
  • Les parents acceptent ainsi sans problème ce qu'ils n'accepteraient pas sans réticence s'ils disposaient de toutes les informations.
  • En effet, si tous ces vaccins combinés (et leurs rappels) étaient effectués séparément, les enfants devraient supporter plus de 50 injections différentes !
  • De plus, les vaccins de type combiné permettent d'inclure sans le dire expressément des vaccinations qui posent problème auprès du grand public.
  • Ainsi, par exemple, les vaccins hexavalents (6 vaccins dans une seule injection !) permettent de faire passer la vaccination anti hépatite B  sans même prononcer le mot qui fâche.

Valence vaccinale

  • Ce terme désigne le nombre d'antigènes spécifiques incorporés dans un vaccin donné, l'antigène étant (pour faire simple), la fraction du microbe que notre système immunitaire peut reconnaître.
  • Le terme de valence vaccinale est donc utilisé pour désigner le nombre de maladies contre lesquelles un vaccin donné est censé protéger. Mais dans les faits, les choses ne sont pas aussi simples.
  • Le vaccin ROR (rougeole, rubéole, oreillons), par exemple, est bien un vaccin TRIvalent parce qu'il est dirigé contre 3 maladies.
  • Mais le vaccin contre le pneumocoque Prevenar® est, quant à lui, heptavalent car dirigé contre 7 souches différentes de pneumocoque, une bactérie qui se décline en environ 80 souches différentes.
  • Le vaccin Pneumo 23® incorpore quant à lui 23 souches.
  • En pensant que ce vaccin est monovalent, puisque dirigé contre LE pneumocoque, on se trompe donc lourdement.
  • La subtilité vient du fait que la bactérie pneumocoque comporte plusieurs versions spécifiques. [1].

Vaccin contre la poliomyélite

  • Puisqu'il est uniquement orienté contre la polio, on pourrait penser que ce vaccin est monovalent. Mais en réalité, il s'agit d'un vaccin TRIvalent chaque injection comportant 3 stimulations antigéniques différentes car il existe trois types de virus : le poliovirus 1 (Brunehilde), le poliovirus 2 (Lansing) et le poliovirus 3 (Léon) qui sont chaque fois incorporés dans ce qu'on nomme « vaccin anti-polio ».

Vaccin tétravalent (Tetracoq®, Tetravac®, infanrix tetra®)

  • Comme son nom l'indique est dirigé contre quatre maladies : tétanos, diphtérie, coqueluche et polio (=poliovirus 1+ poliovirus 2+ poliovirus 3)
  • Une seule dose de vaccin tétravalent équivaut donc à l'addition de toutes ces valences décomposées soit 6 vaccins.
  • Tetracoq® a été (discrètement) retiré du marché. Il semble que la la valence diphtérie de ce vaccin ait été reconnue non conforme.

Vaccin pentavalent (Pentacoq®, Pentavac®, Infanrix quinta®)

  • Comme son nom l'indique est dirigé contre cinq maladies : tétanos, diphtérie, coqueluche et polio (=poliovirus 1+ poliovirus 2+ poliovirus 3) + haemophilius influenza de type b (Hib). Une seule dose de vaccin pentavalent équivaut donc à l'addition de toutes ces valences décomposées soit 7 vaccins.

Vaccin hexavalent (infanrix hexa®, Hexavac®.)

  • Comme son nom l'indique est dirigé contre six maladies : tétanos, diphtérie, coqueluche et polio (=poliovirus 1+ poliovirus 2+ poliovirus 3) + haemophilius influenza (Hib) + hépatite B (HB). Une seule dose de vaccin hexavalent équivaut donc à l'addition de toutes ces valences décomposées soit 8 vaccins.
  • Hexavac® a été retiré du marché en 2005 après avoir été reconnu responsable de quelques morts subites du nourrisson. [2].

Les rappels

  • Un rappel est une nouvelle administration d'un même vaccin, avec comme objectif, de « restimuler » l'immunité.
  • Toute dose vaccinale supplémentaire à la toute première devrait donc être considérée comme un rappel mais les « packages vaccinaux de base » (avec souvent 3 injections successives) sont appelés « schémas de primovaccination » et les doses ultérieures « rappels ».
  • Le schéma habituel d'une vaccination de nourrisson comporte donc la primovaccination (3 injections successives) généralement suivie d'un rappel un an plus tard.
  • Certains vaccins comme celui contre le  rotavirus s'administrent en deux ou trois doses sans rappel ultérieur.

Bibliographie

[1] Blog Expo Vaccins

[2] Michel Georget : Vaccinations, les vérités indésirables 2009, pp. 44-45.