Fleche-HautFaut-il supprimer le lait de vache ?


q-nutrition-16Alors, l'idéal serait de supprimer le lait de vache ? Pourtant, l'allaitement maternel n'est pas toujours possible, ni même souhaitable. Comment faire ?

Il n'est probablement pas nécessaire d'être aussi catégorique. Examinons plutôt la philosophie de la nutrition.

La nutrition, une relation

Toute situation de vie est de nature relationnelle et dans une relation comme la nutrition, il faut considérer :

  • l'aliment,
  • l'hôte qui le reçoit,
  • le contexte de la rencontre.

L'aliment lait

De vache ou de femme, le lait que l'on donne à l'enfant est destiné à lui apporter les éléments essentiels dont il a besoin. Le tableau comparatif de la composition de différents laits montre des compositions très différentes, de plus, le même mot lait désigne des produits très différents : il peut s'agir

  • de lait frais biologique,
  • de lait pasteurisé,
  • de lait UHT,
  • de lait en poudre.

Chaque transformation altère le produit de sorte que le lait en poudre, utilisé dans les biberons des bébés, n'est certainement pas le produit idéal pour leur nutrition.

L'hôte (l'enfant)

La digestion du lait de vache fait appel à des ferments ou enzymes particuliers (lab-ferments) présents en quantité parfois insuffisante chez l'enfant, déterminant une digestion incorrecte.

  • Ces enzymes peuvent également être présents dans les premiers mois et disparaître ultérieurement.
  • Les protéines du lait de vache peuvent entraîner des phénomènes d'intolérance voire d'allergie ne survenant pas avec les protéines du lait maternel.
  • Le lactose, sucre spécifique au lait peut occasionner des phénomènes allergiques.

Un hôte capable de s'adapter

L'hôte possède des capacités d'adaptation.

  • Le lait de vache est utilisé depuis bien longtemps dans la nutrition des enfants, le plus souvent sans dommages.
  • C'est que, comme tout organisme, celui de l'enfant s'adapte et parvient à puiser dans l'aliment qu'il reçoit (même s'il n'est pas optimum) ce dont il a besoin, et à rejeter le reste.

La rencontre

  • C'est dans les conditions de la rencontre que se joue l'acceptation ou le refus par l'organisme hôte d'un produit qui ne lui est pas vraiment adapté.
  • Lorsque l'organisme est en bon état, il fait son affaire de l'aliment imparfait et parvient à le gérer.
  • S'il est en difficultés, somatiques, psycho-affectives ou autres, la difficulté de gestion peut conduire à des réactions corporelles de refus et de rejet.
  • L'organisme d'un enfant dont la naissance a été rude, dont la fonction hépatique ou digestive est peu performante et qui se trouve dans une situation affective difficile, peut refuser le lait de vache qui devient pour lui un aliment perturbateur alors que chez un autre, il est bien toléré.
  • Le véritable besoin de l'enfant peut n'être pas reconnu : bébé pleure. Il a une demande affective (être pris, cajolé, etc.). Maman ne comprend pas et pense qu'il a faim. Elle lui donne un biberon. Outre qu'ainsi abreuvé l'organisme de l'enfant peut ne plus savoir gérer le lait qu'il reçoit, existe également le fait que la réponse de maman est inadaptée au besoin du bébé qui peut alors décider de rejeter cet élément ne correspondant pas à sa demande.

Alors que faire ?

Si l'enfant ne manifeste pas

  • de problèmes digestifs particuliers,
  • de sensibilité marquée aux affections de la sphère ORL,

il n'est pas indispensable d'entreprendre une réforme drastique de son alimentation.
Mais, s'il présente une ou plusieurs des difficultés mentionnées, alors il paraît sage de se préoccuper de la question et de tenter de supprimer le lait et les produits laitiers.