1.  La nutrition : son importance q-nutrition-09
2.  Intolérance ou allergie ?
3.  Que penser du lait de vache ?
4.  Faut-il supprimer le lait de vache ?
5.  Sans lait de vache, risque de carences ?
6.  Le problème du sucre
7.  Pourquoi le sucre est-il un problème ?
8.  Les sucres artificiels
9.  Sucres et comportements
10.  Interdire le sucre ?
11.  Intolérance au gluten
12.  Calcium : composition de différents laits
13.  Quelques pistes sur l'alimentation de l'enfant

 

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Fleche-HautL'alimentation est-elle vraiment si importante ?


q-nutrition-01Certains praticiens (ostéopathes, homéopathes, bio-énergéticiens) disent que l'alimentation de l'enfant peut être à l'origine de problèmes ORL ou digestifs chroniques. Qu'en pensez-vous ?

Il est indéniable que la nutrition peut être la source de difficultés importantes pour l'enfant (pour l'adulte aussi, bien entendu !).

  • Lorsqu'un nutriment est ingéré par le système corporel, il engendre des réactions chimiques dont l'objectif est de le dégrader afin de le simplifier pour l'utiliser à son profit (fonctionnement, réparation, maintenance).
  • Tout ce qui est inutilisable est rejeté par les voies spécialisées appelées émonctoires – essentiellement, intestins et voies urinaires.

Que faire de ce qui n'est pas utilisable ?

  • Lorsque le corps reçoit des nutriments qu'il ne peut utiliser à son profit, soit parce qu'ils ne sont pas adaptés à ses besoins, soit parce qu'ils sont apportés en trop grande quantité, il tente de les éliminer.
  • À l'extrême, un nutriment peut être tellement mal toléré que l'organisme tente, par tout les moyens, de s'en débarrasser. Apparaissent alors des signes d'intolérance, voire d'allergie.

Signes de mauvaise gestion alimentaire

Lorsque les voies d'élimination normales ne parviennent pas à accomplir leur tâche (surcharge, nutriments mal tolérés, faiblesses digestives, etc.), d'autres systèmes sont sollicités, notamment :

  • la peau
  • les voies respiratoires.

La peau

L'utilisation de la peau comme émonctoire se manifeste par l'apparition de certaines anomalies, dont

  • les prurits,
  • l'éclosion de boutons, dont l'urticaire,
  • plus préoccupant, l'eczéma ou le psoriasis.

Les voies respiratoires

L'utilisation des voies respiratoires se manifeste par l'apparition de

  • rhino-pharyngites, rhinites,
  • bronchites,
  • otites à répétition.

Lorsque ces pathologies apparaissent de manière répétitive chez l'enfant, il convient de suspecter anomalies nutritionnelles ou intolérances vis à vis de certains aliments.

Fleche-HautIntolérance ou allergie ?


q-nutrition-02J'entends souvent parler d'allergie ou d'intolérance par rapport à certains aliments. Est-ce la même chose ?

Non, ce n'est pas la même chose.

L'allergie, des réponses brutales, intenses, immédiates

La véritable allergie à une substance provoque des réactions quasi-immédiates intenses, telles que

  • gonflement des lèvres,
  • gorge nouée,
  • éruption cutanée,
  • crises d'éternuement,
  • parfois sensation de suffocation.

Ces signes sont typiques d'une allergie classique.

Ainsi décrite, une allergie alimentaire est aisément reconnaissable. L'ingestion de l'aliment provoque la réaction, immédiate et souvent forte.

L'intolérance,des réactions plus lentes à se produire et plus difficiles à isoler

Alors que les véritables allergies sont plutôt rares, les intolérance sont très fréquentes, souvent spontanées, et se développent au fur et à mesure de la vie.

  • De nombreuses personnes souffrent d'une intolérance alimentaire sans le savoir.
  • Le nourrisson peut déjà être sensibilisé vis à vis de différents aliments à partir du lait maternel.
  • Contrairement aux symptômes de l'allergie classique, ceux de l'intolérance alimentaire sont très variés et se manifestent longtemps après l'ingestion de ces aliments.
  • On peut souffrir d'intolérance à la laitue, à la tomate, à la pomme de terre, au lait, etc., sans en avoir conscience, parce que les réactions ne sont pas immédiates.

Le mécanisme

Une cause importante de l'intolérance alimentaire se trouve dans l'intestin grêle, où les aliments préalablement morcelés en « nutriments » par les différents sucs digestifs, gagnent le sang en traversant la barrière intestinale.

  • Ce passage ne se fait pas n'importe comment, mais selon un protocole très précis au terme duquel le nutriment reçoit son « visa d'entrée », ce qui lui permet de n'être pas considéré comme un corps étranger, mais « toléré » par le système de défense immunitaire.
  • Certains aliments incomplètement digérés traversent parfois la paroi intestinale de façon « illégale ».
  • Cela survient notamment lorsqu'il existe une augmentation de la perméabilité de l'intestin grêle, devenu fragile à la suite d'agressions répétées (aliments industriels, habitudes alimentaires monotones, alcool, certains médicaments).
  • Ces nutriments ne sont pas reconnus par le système immunitaire qui tente de les attaquer et de les détruire en fabricant des anti-corps (IgG)
  • Non seulement le système immunitaire tente de neutraliser, mais il mémorise. Ainsi, la consommation ultérieure régulière d'aliments de même nature entraînera une cascade de réactions de défense provoquant un stress permanent pour le système immunitaire avec inflammation chronique, et dépôts de complexes immuns dans les tissus.
  • L'expérience a montré que les aliments incriminés sont souvent ceux que l'on consomme quotidiennement, ce qui entraîne une production massive et régulière d'anti-corps, et l'accumulation de déchets dans les tissus avec toutes les conséquences pathologiques potentielles : migraine, surpoids, troubles gastro-intestinaux, maladies rhumatismales, phénomènes dépressifs, etc.

Nous allons parler de trois types d'aliments qui peuvent être particulièrement perturbateurs :
le lait de vache, le sucre et le gluten.

Fleche-HautQue penser du lait de vache ?


q-nutrition-03Le lait de vache ? Mais tout le monde sait que c'est un excellent aliment ! Les médias ne cessent de le répéter et de vanter ses bienfaits !

  • Rien de pire qu'idées reçues et certitudes jamais réexaminées…
  • Lorsqu'on l'interrogeait sur l'utilisation du lait de vache pour nourrir les enfants, le Dr Viola Frymann répondait invariablement : « Le lait ? C'est un excellent aliment... pour les veaux. »
  • Et le Dr Le Berre  d'ajouter que le projet de vie du petit de l'homme n'est apparemment pas le même que celui du petit de la vache.

Quelques rappels

Bien que généralement considéré comme un bon aliment, le lait de vache est parfois source de difficultés. À cela plusieurs raisons connues.

  • Aucun lait n'est aussi bien adapté à la nutrition du petit de l'homme que le lait maternel.
  • La digestion du lait de vache fait appel à des ferments ou enzymes particuliers (lab-ferments) parfois présents en quantité insuffisante chez l'enfant, déterminant une digestion incorrecte.
  • Les protéines du lait de vache peuvent entraîner des phénomènes d'intolérance voire d'allergie ne survenant jamais avec les protéines du lait maternel.
  • Le lactose, sucre spécifique au lait, peut occasionner des phénomènes allergiques.
  • La mauvaise qualité du lait de vache, consécutive à ses manipulations ou aux déchets qu'il contient le rendent souvent source d'intolérances.

Le lait, une idée fixe ?

Dans l'introduction de son livre Le Lait une sacrée vacherie ?, le Dr Nicolas Le Berre indique que pour la plupart d'entre nous, le lait est « un aliment tabou, forcément bon, même très bon et même indispensable comme on le dit à l'école, à la télévision et dans toutes les revues, médicales y compris. » [1].

  • Le lait aliment non seulement bon, mais indispensable, notamment pour l'enfant, est devenu un dogme, une idée fixe, sur laquelle nous ne revenons jamais, tellement nous sommes persuadés qu'elle est correcte.
  • Pourtant, beaucoup de praticiens s'occupant d'enfants ont remarqué que la consommation régulière de lait non maternel peut être source de divers problèmes.

Un aliment peu adapté au petit de l'homme

Le Dr Viola Frymann,  spécialisée dans le traitement des enfants nous invite à réfléchir sur trois constatations : l'homme est le seul animal de la création

  • qui consomme le lait d'une autre espèce que la sienne,
  • qui consomme du lait au-delà de la première enfance,
  • qui consomme régulièrement des produits issus de la transformation directe du lait.Comparons la composition du lait maternel et celle de laits d'autres sources

Le tableau comparatif de la composition de différents laits  montre de grandes différences. Les laits non maternels :

  • sont bien plus riches en protéines, dont certaines peuvent être mal tolérées par l'enfant.
  • sont bien plus gras, et la qualité des corps gras est très différente,
  • sont bien plus minéralisés, avec des profils vitaminiques et oligo-minéraux très différents,
  • ne contiennent aucun élément de défense adapté à l'homme.

Evoquons une fois encore la sagesse des fondements de l'ostéopathie

Still n'aurait pas manqué de faire remarquer que la Nature nous fournit un aliment spécifique comportant tous les éléments indispensables au développement harmonieux, du petit d'homme : le lait maternel.

Fleche-HautFaut-il supprimer le lait de vache ?


q-nutrition-16Alors, l'idéal serait de supprimer le lait de vache ? Pourtant, l'allaitement maternel n'est pas toujours possible, ni même souhaitable. Comment faire ?

Il n'est probablement pas nécessaire d'être aussi catégorique. Examinons plutôt la philosophie de la nutrition.

La nutrition, une relation

Toute situation de vie est de nature relationnelle et dans une relation comme la nutrition, il faut considérer :

  • l'aliment,
  • l'hôte qui le reçoit,
  • le contexte de la rencontre.

L'aliment lait

De vache ou de femme, le lait que l'on donne à l'enfant est destiné à lui apporter les éléments essentiels dont il a besoin. Le tableau comparatif de la composition de différents laits montre des compositions très différentes, de plus, le même mot lait désigne des produits très différents : il peut s'agir

  • de lait frais biologique,
  • de lait pasteurisé,
  • de lait UHT,
  • de lait en poudre.

Chaque transformation altère le produit de sorte que le lait en poudre, utilisé dans les biberons des bébés, n'est certainement pas le produit idéal pour leur nutrition.

L'hôte (l'enfant)

La digestion du lait de vache fait appel à des ferments ou enzymes particuliers (lab-ferments) présents en quantité parfois insuffisante chez l'enfant, déterminant une digestion incorrecte.

  • Ces enzymes peuvent également être présents dans les premiers mois et disparaître ultérieurement.
  • Les protéines du lait de vache peuvent entraîner des phénomènes d'intolérance voire d'allergie ne survenant pas avec les protéines du lait maternel.
  • Le lactose, sucre spécifique au lait peut occasionner des phénomènes allergiques.

Un hôte capable de s'adapter

L'hôte possède des capacités d'adaptation.

  • Le lait de vache est utilisé depuis bien longtemps dans la nutrition des enfants, le plus souvent sans dommages.
  • C'est que, comme tout organisme, celui de l'enfant s'adapte et parvient à puiser dans l'aliment qu'il reçoit (même s'il n'est pas optimum) ce dont il a besoin, et à rejeter le reste.

La rencontre

  • C'est dans les conditions de la rencontre que se joue l'acceptation ou le refus par l'organisme hôte d'un produit qui ne lui est pas vraiment adapté.
  • Lorsque l'organisme est en bon état, il fait son affaire de l'aliment imparfait et parvient à le gérer.
  • S'il est en difficultés, somatiques, psycho-affectives ou autres, la difficulté de gestion peut conduire à des réactions corporelles de refus et de rejet.
  • L'organisme d'un enfant dont la naissance a été rude, dont la fonction hépatique ou digestive est peu performante et qui se trouve dans une situation affective difficile, peut refuser le lait de vache qui devient pour lui un aliment perturbateur alors que chez un autre, il est bien toléré.
  • Le véritable besoin de l'enfant peut n'être pas reconnu : bébé pleure. Il a une demande affective (être pris, cajolé, etc.). Maman ne comprend pas et pense qu'il a faim. Elle lui donne un biberon. Outre qu'ainsi abreuvé l'organisme de l'enfant peut ne plus savoir gérer le lait qu'il reçoit, existe également le fait que la réponse de maman est inadaptée au besoin du bébé qui peut alors décider de rejeter cet élément ne correspondant pas à sa demande.

Alors que faire ?

Si l'enfant ne manifeste pas

  • de problèmes digestifs particuliers,
  • de sensibilité marquée aux affections de la sphère ORL,

il n'est pas indispensable d'entreprendre une réforme drastique de son alimentation.
Mais, s'il présente une ou plusieurs des difficultés mentionnées, alors il paraît sage de se préoccuper de la question et de tenter de supprimer le lait et les produits laitiers.

Fleche-HautSans lait de vache, ne risque-t-on pas des carences ?


q-nutrition-14Si je ne donne plus de lait de vache à mon enfant, il risque des carences en calcium !

Bien sûr que non ! Si vous regardez à nouveau le tableau comparatif de la composition de différents laits, vous constaterez que le lait maternel est beaucoup moins riche en calcium que les autres laits analysés (notamment de vache et de chèvre). Pourtant, les enfants nourris au sein ne sont pas carencés en calcium.

la bio-disponibilité

Les régulations minérale et oligo-minérale sont des mécanismes complexes, reposant sur de nombreuses interactions. Ce n'est donc pas la seule quantité dans l'apport minéral qui importe, mais la manière dont le système corporel peut l'utiliser. Il s'agit là d'une synergie qui fait intervenir de nombreux éléments et non pas un seul.

Le remplacement est possible

Je vous suggère la lecture du livre de Thierry Souccar Lait, mensonge et propagande qui montre comment le lobby du lait a réussi le tour de force de désinformer corps médical et consommateur sur la question.
Il est tout à fait possible de remplacer le lait de vache par d'autres laits animaux (chèvre, brebis) ou végétaux (riz, amande, soja) et dès que possible de varier suffisamment l'alimentation de l'enfant pour que les carences ne soient pas à craindre.
Vous pouvez trouver sur les forums Internet nombre de renseignements et suggestions sur la question.

Eviter un autre dogme

  • De toute manière, l'idée n'est pas de quitter un dogme (le lait de vache, aliment indispensable) pour un autre (le lait de vache responsable de tous les maux).
  • Une solution cohérente est de faire l'essai : si votre enfant présente des difficultés digestives évidentes, des problèmes de peau ou des problèmes ORL que rien ne semble résoudre, tentez de supprimer tout apport de lait et de produits dérivés pendant une période d'un mois ou deux.
  • Ce temps n'est pas suffisamment long pour que des carences graves aient le temps de s'installer.
  • Mais il l'est suffisamment pour vous permettre de constater des changements dans l'état de santé de votre enfant et de tirer vos propres conclusions sur le bien fondé de l'action entreprise

Fleche-HautLe problème du sucre


q-nutrition-05Certains praticiens disent que le sucre est responsable de nombreux maux chez l'enfant. Qu'en pense l'ostéopathe ?

Les sucre, ou plus exactement les aliments sucrés peuvent également être source de difficultés pour l'enfant. Parmi les troubles les plus fréquents, citons :

  • la carie dentaire,
  • l'engorgement des émonctoires,
  • l'obésité,
  • certains problèmes de comportement.

Présentons le sucre, ou plutôt, les sucres

Sur le plan chimique, les sucres appartiennent au groupe des glucides qui comportent de nombreuses formes de sucres, de sorte qu'on en absorbe bien souvent sans le savoir. On peut schématiquement distinguer trois sortes de sucres :

  • les sucres simples,
  • les sucres complexes
  • les sucres artificiels.

Les sucres simples

  • Ainsi appelés parce que leur molécule elle-même est simple.
  • On les appelle souvent sucres rapides parce que l'organisme peut les utiliser directement comme le glucose ou le fructose (sucre de fruit), ou les dégrader facilement, comme le saccharose (sucre de betterave) ou le lactose (sucre du lait).

Les sucres complexes

  • Ainsi appelés parce que leur molécule est constituée par l'assemblage plus ou moins complexe de sucres simples.
  • On les appelle également sucres lents parce que pour pouvoir les utiliser, le corps doit mettre en œuvre des processus enzymatiques compliqués destinés à les dégrader et les transformer en sucres simples, ce qui demande du temps. Parmi eux, citons l'amidon que l'on trouve dans beaucoup d'aliments, notamment les tubercules (pomme de terre, carotte, etc.), les céréales (blé, orge, avoine, etc.) et les produits dérivés (farines, pâtes alimentaires, pain, etc.).

Les sucres artificiels

  • La molécule de ces sucres a été artificiellement créée par la chimie.
  • On les utilise parce qu'ils ont un grand pouvoir sucrant mais contiennent peu de calories.
  • Parmi eux, citons le cyclamate, la saccharine et l'aspartame.

Une civilisation du sucré


Une consommation sans cesse croissante

  • Dans les pays occidentaux, la consommation annuelle de sucre par personne s'est située pendant des siècles au-dessous de 2 kg.
  • Aujourd'hui, elle atteint ou même dépasse 50 kg dans certains pays industrialisés.

D'autres changements majeurs

  • les glucides consommés proviennent de moins en moins souvent des sucres complexes – l'amidon des fruits, des légumes et des céréales –  et sont remplacés par des sucres simples démunis d'éléments nutritifs.
  • 75 à 80% du sucre ingéré provient des aliments manufacturés.
  • Les fabricants utilisent le sucre à profusion et le consommateur l'absorbe bien souvent sans le savoir.
  • Le sucre est souvent qualifié d'« invisible » parce qu'on le consomme sans se rendre compte de sa présence.

Une imprécision volontaire

Même quand on sait que le produit est sucré, l'industrie alimentaire a trouvé un ingénieux moyen pour que l'on n'ait pas une juste idée de la quantité :

  • quand la législation oblige à indiquer la liste des ingrédients par ordre d'importance sans que la quantité soit mentionnée ;
  • la quantité de chacun étant moindre que leur somme et plusieurs glucides étant utilisés, le sucre peut apparaître loin dans la liste.

Fleche-HautPourquoi le sucre est-il un problème ?


q-nutrition-06Et en quoi le sucre est-il source de problème ?

Le sucre raffiné, source de carences

  • La digestion en général et celle des glucides en particulier, fait appel à des processus enzymatiques. Les enzymes, pour fonctionner, ont besoins de vitamines, de minéraux et d'oligo-éléments.
  • Les glucides raffinés sont dépourvus de ces substances (voir tableau comparatif de la composition de différents sucres). Il montre que le sucre brut est en moyenne 200 fois plus riche en sels minéraux que le sucre blanc, tout en contenant moins de calories !
  • Ils obligent l'organisme à les fournir, et donc à puiser dans ses réserves. C'est la raison pour laquelle on appelle ces substances glucides à calories vides..
  • L'organisme se carence de plus en plus, cheminant lentement, mais parfois inexorablement vers des maladies graves touchant notamment l'immunité.
  • Le même problème existe pour les glucides plus complexes (notamment les farines), à cause du raffinage systématique qui leur ôte l'essentiel de ce qu'elles pouvaient contenir en éléments vitaminiques et minéraux. Voir le tableau comparatif sur le raffinage des sucres qui montre clairement le taux de vitamines et de minéraux ôtés dans le processus de raffinage du blé et les effets potentiels de leur carence sur la santé humaine.

Suralimentaté et carencé

  • Ainsi, paradoxalement, l'enfant se trouve-t-il à la fois suralimenté en glucides et carencé à cause de leur raffinage.
  • La surconsommation de sucre serait un phénomène déterminant dans l'apparition de la carie dentaire et de diverses maladies (obésité, artériosclérose, maladies coronariennes, diabète, etc.). [2]

Toujours plus

  • Comme le sel, le sucre a un pouvoir de rétention des liquides.
  • C'est pourquoi on ressent souvent de la soif après l'ingestion d'aliments ou de boissons sucrés.
  • Cela pousse le jeune à consommer encore plus pour étancher sa soif

Le problème amidon

  • Les nombreuses farines produites par l'industrie et utilisées pour confectionner les biberons sont particulièrement riches en amidons et de surcroît supplémentées en sucres.
  • Ainsi, l'enfant est d'autant plus suralimenté en amidons que son alimentation est artificielle.
  • Par ailleurs, l'amidon contient une substance protéique le gluten, pouvant être source d'intolérances parfois graves (voir ci-dessous).

Ça colle !

  • Le principal inconvénient des amidons est qu'ils constituent ce que l'on appelle des «colles» qui créent dans le corps des mucus, produits que l'organisme a du mal à éliminer par les voies naturelles et tente d'évacuer par les voies secondaires, notamment respiratoires.
  • D'où la répétition d'épisodes de rhino-pharyngites, bronchites, etc.
  • Comme les biberons contiennent également du lait, les phénomènes de surcharge s'amplifient considérablement.

Un goût formaté

  • Contrairement au goût du lait maternel qui change en fonction de l'alimentation de la maman, le goût du lait artificiel ne change pas.
  • Cela « enferme » l'enfant dans une bande étroite de tolérance quant aux goûts de ce qu'il absorbe.
  • Par ailleurs, le goût de l'enfant se déforme et s'habitue insidieusement au sucré, qu'il réclamera de plus en plus.

Fleche-HautLes sucres artificiels


q-nutrition-17L'utilisation de sucres artificiels ne permettrait-elle pas de résoudre ces problèmes ?

  • Ces sucres sont des molécules, créées par la chimie moderne.
  • Elles ne sont pas issues du règne végétal ou animal (pas créées par eux) et sont étrangères à la vie.
  • On ne sait donc pas exactement comment réagit l'organisme à leur contact et si elles ne démontrent pas d'effets nocifs immédiats, rien ne permet d'affirmer que leur ingestion régulière prolongée n'induit pas d'effets secondaires pervers.
  • Or, le marketing de ces produits, notamment celui de l'aspartame, tend à nous faire croire que l'on peut les substituer sans risque au sucre.  Rien n'est moins certain.
  • Comme toujours, l'industrie défend son produit et nie sa toxicité, arguant l'inexistence de preuves établies.
  • Ainsi, pendant tout le temps que dure le débat, la société entière devient un immense laboratoire et la population sert de cobaye sans même le savoir ; si les effets négatifs deviennent trop nombreux et trop graves, on finira par les reconnaître mais pour beaucoup, il sera bien tard…

Un substitut intéressant, la stévia

La stevia ou Stevia Rebaudiana Bertoni, est une plante originaire du Paraguay traditionnellement utilisée par les indiens Guarani et qui présente un grand pouvoir sucrant sans contenir de sucre. Cette plante peut même être cultivée dans nos potagers, à côté des plants de tomates ou de haricots verts. L'industrie s'est bien entendu emparée de ce « créneau porteur » et propose de nombreux produits à base de stévia comme substituts de sucres.
Plusieurs points intéressants concernant la stévia :

  • elle ne contient pas de sucre en grande quantité et ne présente donc pas les inconvénients du sucre (diabète, obésité, etc.),
  • c'est un produit naturel, et non pas une molécule artificielle. On peut donc supposer que les systèmes vivants savent mieux la gérer.

Mais

  • contrairement à ce que pourraient laisser supposer certaines publicités, cette plante n'a aucun pouvoir amaigrissant ;
  • elle laisse dans la dépendance du sucré ;
  • son utilisation à long terme ne peut-elle pas, elle aussi, créer des effets indésirables ?

Fleche-HautSucres et comportements


bebe-pleurt-01J'ai entendu dire que l'abus de sucre pouvait être à l'origine de problèmes de comportements. Qu'en est-il ?

Un auteur québécois, Danièle Starenkyj [3], considère que la surconsommation de sucre entraîne une altération dans la régulation du taux de sucre sanguin – la glycémie – provoquant l'apparition de symptômes frustres d'hypoglycémie chez une grande quantité de personnes.

Forme frustres, difficile à mettre en évidence

Beaucoup de formes d'hypoglycémies sont frustres, provoquant des symptômes très aux de sucre sanguin.

De nombreux symptômes peuvent être la manifestation d'hypoglycémie frustre provoquant des symptômes très divers dont il est difficile de déterminer la cause exacte.

Ainsi, de nombreux symptômes d'inconfort attribués au stress de la vie courante peuvent résulter de phénomènes d'hypoglycémie frustre, consécutifs à la suralimentation en sucres et à la difficulté de l'organisme à gérer son taux de sucre sanguin.

De nombreux symptômes peuvent être la manifestation d'hypoglycémie frustre

  • nervosité,
  • irritabilité,
  • épuisement,
  • évanouissement,
  • tremblements, sueurs froides,
  • périodes de faiblesse, fatigue,
  • dépression,
  • crampes dans les jambes,manque de concentration.
  • etc, etc.

Fleche-HautInterdire le sucre ?


q-nutrition-07D'après ce que vous dites là, il faudrait purement et simplement interdire le sucre et les produits sucrés.

Ce n'est guère envisageable, ne serait-ce qu'à cause des sollicitations répétées que reçoit l'enfant sur la question...

Tout d'abord, prudence...

L'apparition de l'un ou de plusieurs de ces symptômes n'indique pas automatiquement qu'il s'agit d'un problème de glycémie.

Puis, discernement

Il est effectivement bien difficile, sinon impossible d'empêcher l'absorption de sucres et de produits qui en contiennent.

  • Lorsqu'un enfant présente des symptômes qui font penser à un problème avec le sucre, il peut être intéressant de diminuer l'apport de sucres, notamment les sucres rapides, pendant une période transitoire.
  • Cela permet d'observer les modifications éventuelles et d'en tirer les conclusions qui s'imposent. De toute manière, l'enfant ne court aucun risque de carence.
  • Il est également toujours possible d'être vigilant quant à la présence de sucres cachés dans les aliments que l'on achète et que l'on donne à consommer à l'enfant (cela vaut d'ailleurs également pour les adultes).

 

Fleche-HautQuelques pistes relatives à la nutrition de l'enfant


livres

L'alimentation de l'enfant de 0 à 2 ans, de Chantal et Lionel Clergeaud

pdf

Alimentation de l'enfant de 0 à 24 mois

pdf

Alimentation de l'enfant de 4 a 12 mois

pdf

Alimentation de l'enfant de zéro à deux ans

Fleche-HautCalcium : composition de différents laits (pour 100 g)


Catégories

Femme  

Vache  

Chèvre  

Brebis  

Calories

70,00

64,00

71,00

107,00

pH

7,01

6,60

__

__

Protéines (grammes)

1,03

3,20

3,60

5,60

Dont caséine (grammes)

0,37

2,49

——

——

Glucides (grammes)

6,90

4,60

4,80

4,40

Lipides (grammes)

4,40

3,70

4,20

7,50

Cholestérol (mg)

13,90

11,00

——

——

Vitamine A (U.I.)

300

140

120

200

Vitamine B1 (mg)

0,01

0,04

0,05

0,07

Vitamine B2 (mg)

0,04

0,15

0,12

0,50

Vitamine B6 (mg)

0,02

0,05

 

——

Vitamine B12 (mg)

Traces

0,0006

0,0001

0,0003

Acide niconique (mg)

0,18

0,07

0,20

0,50

Acide pantothénique (mg)

0,24

0,33

0,35

0,35

Vitamine C (mg)

5,00

1,00

2,00

3,00

Vitamine D (U.I.)

5

2,2

2

——

Vitamine E (mg)

0,23

0,06

——

——

Vitamine F (mg)

0,45

0,0095

——

——

Sodium (mg)

17,00

75,00

34,00

30,00

Potassium (mg)

50,00

139,00

180,00

30,00

Calcium (mg)

33,00

133,00

129,00

190

Magnésium (mg)

3,00

13,00

13,00

——

Phosphore (mg)

14,00

88,00

103,00

150,00

Fer (mg)

0,05

0,04

0,10

0,10

Cuivre (mg)

0,05

0,01

——

——

Cobalt (mg)

Traces

0,06

——

——

Zinc (mg)

1,18

3,90

——

——

Iode (mg)

0,06

0,12

——

——

Sélénium (mg)

0,02

0,04

——

——

Lyzozymes (mg)

39,00

0,01

——

——

pdfTableau de composition de laits de différentes sources (format PDF)

Fleche-HautIntolérance au gluten


q-nutrition-08J'ai entendu dire que certains enfants manifestaient des symptômes digestifs spectaculaires à cause d'intolérance au gluten. Qu'est-ce que le gluten ? De quoi s'agit-il ?

Le gluten est une substance constituée d'un mélange de protéines combinées à l'amidon de la plupart des céréales. Il constitue environ 80 % des protéines contenues dans le blé. Il est responsable de l'élasticité de la pâte malaxée ainsi que de la masticabilité des produits à base de céréales cuits au four. On le retrouve donc dans les farines de céréales panifiables comme le blé, le seigle, et en quantité moindre dans des céréales difficilement panifiables, comme l'orge.

  • Maïs, riz complet et millet sont des céréales sans gluten.
  • Sarrasin, ainsi que quinoa et amarante ne contiennent pas non plus de gluten.

Les causes

L'introduction précoce des céréales, un apport important en gluten, l'absence d'allaitement maternel, et bien évidemment une prédisposition génétique, peuvent contribuer au développement de l'intolérance au gluten également connue sous le  nom de « maladie cœliaque ».

Le mécanisme

  • Lorsque le gluten entre en contact avec la muqueuse de l'intestin grêle, il déclenche une réaction conduisant à la destruction de la paroi intestinale. Celle-ci n'arrive plus à jouer son rôle d'absorption et les nutriments contenus dans la nourriture sont éliminés par voie naturelle quelques heures après.
  • Un des premiers signes de cette intolérance est l'apparition de diarrhée, accompagnée d'amaigrissement.

Quelques signes indicatifs

  • Sans en faire trop, la vigilance est de mise pendant la période de diversification alimentaire, en particulier lors de l'introduction des farines 2ème âge contenant du gluten.

Quelques semaines peuvent se passer sans problème. Et voilà que votre enfant commence à avoir des diarrhées, devient grognon et maigrit à vu d'œil..., le tout sans raison apparente.

  • Toutes ces manifestations peuvent être les premiers symptômes de la maladie cœliaque (intolérance au gluten) et touchent les petits âgés de 6 mois à 2 ans.
  • Ils peuvent se manifester dans les semaines ou mois suivants l'apparition du gluten dans le biberon de Bébé.
  • Vomissements, ballonnements, rupture de la courbe du poids sont des signes qui devraient amener à consulter votre médecin.